L’avocat Tigran Egoryan a été interdit de rencontrer Vartges Gaspari

Aujourd’hui, le 25 février 2016, j’ai rendu visite à mon client Vardges Gaspari, qui a été placé au centre de détention de Noubarashen. Cependant, faisant référence à la lettre de Neli Baghdassarian, juge à la Cour de juridiction générale du district administratif de Chengavit, informant que les avocats Tigran Egorian et de Lousineh Hagopian ont été retirés de la procédure et que seul Davit Giourdjian est l’avocat de Gaspari, l’administration de l’établissement m’a refusé l’accès au centre. La décision de Neli Baghdassarian ne découle pas de la loi puisque Gaspari n’a jamais refusé de recevoir les services de ses avocats lors de la procédure. D’autant plus que pendant l’audience du 15 février 2016, il a explicitement confirmé que ses avocats étaient Tigran Egorian, Lousineh Hagopian et Davit Giourdjian. Il convient alors de noter que j’ai été le représentant de Gaspari dans de nombreuses affaires civiles et administratives et que je suis son avocat, non seulement dans cette affaire mais également dans l’affaire pénale n° 15804115 relative au référendum dans laquelle Gaspari a été soumis à un examen psychiatrique médico-légal le 24 février 2016. Nonobstant ces circonstances, le souhait d’une personne en détention suffit à lui permettre de rencontrer l’avocat de son choix. L’interdiction de cette rencontre est contraire à plusieurs dispositions de la Constitution arménienne et de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision de l’administration du centre de détention de Noubarachen de m’interdire de rencontrer Vardges Gaspari est par conséquent illégale.

Tigran Egorian, avocat de V. Gaspari