ANNONCE PAR LES AVOCATS DE VARDGES GASPARI

Le 19 février 2016, Vardges Gaspari a été arrêté sur le fondement de la décision illégale du tribunal de grande instance du district de Chengavit à Erévan. Anahit Ayvazi, la femme de Gaspari, n’a pas encore reçu la permission de rencontrer son mari.

Aujourd’hui, le 24 février, Gaspari a été conduit au centre psychiatrique du district de Nork-Marach à Erévan pour passer un examen psychiatrique médico-légal. Les avocats de Gaspari, Tigran Egorian et David Giourdjian, se sont dépêchés de se rendre au centre pour participer à l’examen après en avoir été informés juste à l’avance. Lorsqu’ils ont rencontré Gaspari, ils ont appris que cela faisait déjà deux jours qu’il faisait une grève de la faim et d’eau. Gaspari exprime de cette manière sa protestation contre la torture et les traitements inhumains et dégradants auxquels il a été soumis au cours de ces deux derniers jours et exige qu’il soit transféré dans une cellule séparée. Selon Gaspari, il a été torturé (par des coups et autres méthodes) par ses détenus de la cellule N20 puis de la cellule N7 du pénitencier de Noubarachen sous la direction et l’impulsion de l’administration pénitentiaire. Il a été soumis à des pressions physiques et psychologiques, à des traitements inhumains et dégradants en le frappant, en lui faisant jurer, en lui versant d’eau froide, en le menaçant : « tu ne sortiras pas vivant d’ici », etc. Toutes les plaintes de Gaspari adressées à l’administration pénitentiaire sont restées sans réponse.

Hier, le 23 février, l’administration du pénitencier de Noubarachen a constaté l’acte de grève de la faim et d’eau de Gaspari. Ce dernier n’a cependant pas été transféré dans une cellule appropriée avec un suivi médical permanent, ce qui constitue une violation flagrante de l’article 3 de la Cour européenne des droits de l’homme.

Compte tenu de ce qui précède, nous concluons qu’il s’agit d’une représaille politique contre Gaspari pour son activisme civique et ses principes en vue de réprimer les citoyens désobéissants et les personnes combattant l’injustice, créant ainsi un climat de terreur pour d’autres.

Nous appelons les défenseurs des droits de l’homme, la société civile nationale et internationale et les organisations internationales à faire obstacles, par toutes les méthodes d’influence possibles, pour mettre fin aux actes de torture infligés à V. Gaspari. Il est actuellement dans la même cellule du pénitencier de Noubarachen où il a été torturé par ses détenus au cours des derniers jours.

Gaspari lui-même fait appel à Nikol Pachinian, Zarouhi Postandjian, Aram Manoukian, Levon Zourabian, Grant Bagratian et Tevan Boghossian, tous membres de l’Assemblée nationale, leur demandant d’intervenir afin de modifier la mesure de précaution appliquée à son égard et d’arrêter ses tortures.

Avocats de Vardges Gaspari:

Tigran Egorian

David Giourdjian

Lousineh Hagopian